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Un choix de vie

La recherche de la convivialité

Une des premières choses qui surprend les gens de passage sur l'île de la dérivation, c'est qu'ici, tout le monde se dit "bonjour !" en se croisant - même ceux qui ne se connaissent pas. De fait, il est difficile d'ignorer les autres comme ailleurs, vu que pour rentrer dans nos maisons, nous sommes tous forcés de circuler à pied ou à vélo sur le petit chemin qui parcourt l'île dans sa longueur... et donc de se rencontrer.

Quand vient le printemps, l'île s'anime, fleurit, se peuple d'enfants hilares, de petits animaux et de groupes de promeneurs. Tous sourires, ils jettent un oeil indiscrets aux maisons sur les bords du chemin et profitent surtout de l'abondante végétation, du calme et des rencontres.

A l'entrée de l'île, il y a un bois et une grande clairière que nous appelons "la plaine", où les promeneurs et les riverains adorent flâner et les plus sportifs échanger quelques balles.

Tous les ans, les habitants se retrouvent pour la "Fête de l'île", où chacun amène table, chaises et petits plats maisons. En général, un spectacle est organisé en l'honneur des enfants !

Les contraintes

Le seul moyen d'accéder à l'île de la dérivation est une étroite passerelle. Les voitures doivent restent donc garées juste devant, ce qui fait que nous devons tous parcourir à pied ou en vélo de 5 à 20 minutes pour rentrer chez nous.

Pour ramener les courses, c'est pas évident, mais nous ne manquons pas d'imagination, et chacun y va de sa propre méthode pour simplifier ce transport : livraison à domicile, charrette accrochée à l'arrière d'un vélo, mini-tracteur etc. En tous cas, il ne vaut mieux pas oublier ses clefs. Comme on dit souvent ici : "quand on n'a pas de tête, on a des jambes" !

Vous connaissez maintenant le secret du physique exceptionnel des habitants de l'île de la dérivation : un peu de sport obligatoire chaque jour. 

Le comble de la liberté, c'est de
pouvoir choisir ses contraintes !

Vivre au calme sans voiture

Vous le voyez, nous n'avons pas attendu l'engouement actuel pour l'écologie pour découvrir les joies de la vie loin des autos !

Les enfants peuvent sortir de chez eux et passer sans crainte de maisons en maisons. La route est loin et les seuls bruits de moteurs sont ceux des péniches, des quelques tondeuses à gazon et des rares scooters. On n'entend encore les chants des oiseaux.

Le soir, l'île devient le territoire des chats. C'est le paradis pour ces bestioles, qui ne risquent pas de se faire écraser par un fou du volant.

Ici, la nature remplace la voiture.

Témoignages

" Mon épouse, ma fille et moi nous sommes installés sur l'île de la dérivation en 2001 après un coup de foudre pour une petite maison de bois bordée par les remous de la Seine. Trouver un tel environnement aussi prêt de Paris, ça nous a surpris et touché et nous nous sentions déjà chez nous : la vue sur le fleuve en franchissant la passerelle, les arbres débordants sur le chemin, le côté un peu bohème des voisins, la trop épaisse haie dissimulant sous ses feuilles la petite porte de notre coin de paradis... Quand je rentre du boulot et que je parcours les 15 minutes qui me séparent de la maison, je me vide du stress de la journée et me sent un peu comme en vacance. Ce coin ressemble vraiment à un village dans la ville. C'est un écrin à protéger et franchement, je crois que nous aurions déjà quitté la région parisienne, si nous n'étions pas si attachés à notre cabane et à cet endroit un peu magique. Depuis, notre famille s'est agrandie... "

Habitants et visiteurs de l'île, envoyez-nous vos témoignages à l'adresse email :
diane.collas.dorlean@gmail.com